Il était temps! Voici quels extraits vidéos que j’ai enregistrés en flânant dans Manhattan, en 2007 et 2009. La bande son est signée Priscilla Ahn, qui chante “Dream”. C’est une chanson que je traine avec moi dans mon iPod à chaque fois que j’arpente les rues de New-York. 

Londres vit au rythme des explosions nocturnes. Voici venu le temps de Bonfire Night, cette période de l’année où les Britanniques commémorent la mise à mort de Guy Fawkes, qui avait tenté de faire exploser le Parlement en 1605. Il a été arrêté avant son méfait, torturé puis exécuté.

Chaque année, à partir du 5 novembre, chaque parc de Londres organise son propre feu de joie. Il y a parfois une poupée représentant Fawkes que la populace regarde brûler sur le bûcher (si je puis me permettre, quelle horreur). Et puis il y a les feux d’artifices que l’on entend retentir dans toute la ville : d’autant plus qu’ici, les “fireworks” se vendent aussi dans les magasins donc les enfants s’en donnent à coeur joie le soir venu.

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Les "barbes à papa" se vendent aussi en sachet ou dans des pots en plastique

 

 

En ce samedi soir, une foule compacte s’agite joyeusement à la Foire de Ravenscourt Park. Outre les attractions, on se presse autour des Candy Floss, et quand je traduis à mes amis anglais que nous les appelons “Barbe à Papa”, ils rient de bon coeur.

 

 

Peu avant 20 heures, on se réunit autour du feu et on admire 20 minutes de feux d’artifices, sur le thème “Alien Invasion”. C’était sympa mais bon, depuis que j’ai vu le groupe F à Paris, j’ai tendance à trouver tous les feux d’artifices un peu trop simplets :)

 

Bonfire Night ne se termine que dans une semaine, alors j’espère encore en profiter d’ici là…

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Curry et Riz Basmati

 

C’est l’avantage d’une ville comme Londres : dans chaque quartier, un petit resto végétarien se cache et offre de paisibles soirées propices aux petits dîners entre amis que j’affectionne tant. Rendez-vous du côté de Shepherd’s Bush, chez Blah Blah Blah… à part y papoter, qu’y fait-on ? On déguste :)

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Pâtes aux petits légumes sautés

Ce resto est tout petit, à l’image de son personnel (2 à 3 personnes) et on s’y sent bien comme à la maison. La déco est sereine, avec toujours un peu de musique comme accompagnement. La carte est succinte mais bien diversifiée : la moitié des plats sont “vegan” ou “vegan option”. Comme il fait froid, il fait bon se faire concocter des bons petits mets qui réchauffent l’estomac. J’ai choisi les pâtes aux petits légumes (un chouillas trop huileuses) tandis que monsieur a préféré le curry.

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Le "banana-peanut butter cake"

 

Et en dessert ? Un gâteau beurre de cacahouètes-bananes ! (Je ne savais même pas que ça existait). C’est dé-li-cieux mais autant dire que ça cale bien ! Le tout pour un prix plus que raisonnable (aux environs de 15 livres par personne entrée-plat-dessert). Les assiettes sont joliment bien garnies.

 

A noter que Blah Blah Blah est un resto BYOB (Bring Your Own Bottle), vous pouvez donc amener votre propre boisson. Et petite originalité : des crayons de couleur sont à votre disposition sur chaque table, et libre à vous de dessiner sur la nappe en attendant qu’on vous serve. Et zou, encore un peu de couleurs…

 Blah! Blah! Blah! Restaurant
78 Goldhawk Road,
Shepherd’s Bush,
London, W12 8HA

automne

Passer des flamboyants jacarandas fleuris au tapis de feuilles jaunies... London en mode automne

Contre toute attente, je suis tombée sous le charme de ce pays qui doit parfois se protéger de lui-même. Ce sont des détails, souvent des personnes qui ont rendu ce voyage enrichissant.

landscape

Out of Africa

La question
Nous avons pris la voiture, direction le nord de Pretoria, et nous avons roulé presque 2 heures. Sur le bord de la route, des auto stoppeurs font signe. Mais à y regarder de plus près, ils ne lèvent pas le pouce. Certains font un rond avec leur main, d’autres pointent le petit doigt vers le bas, une autre lève l’index vers le haut… on m’explique que ce langage est connu seul des affinicionados de l’auto stop et des chauffeurs de bus : il indique au conducteur la ville où ils désirent se rendre. Système très ingénieux !

La surprise
Les magnifiques paysages défilent sous mes yeux ébahis. Les arbres imposants, la savane à perte de vue, l’herbe rougie sous le soleil… et au détour d’une clôture, une autruche !!! Je pousse un cri qui oblige le conducteur à s’arrêter, et le temps de baisser la vitre, je vois la majestueuse bête passer devant moi. Tout simplement incroyable !

autruche

Elle est juste venue me dire bonjour

L’accueil
Nous voici arrivés à KwaMhlanga, petit village perdu au milieu de nulle part. Nous empruntons une piste cabossée. On m’avait beaucoup parlé de l’agressivité des gens, ici, c’est carrément le contraire. A chaque voiture que nous croisons, à chaque passant que nous voyons, nous avons droit à un chaleureux sourire et un signe de la main amical. Les enfants en uniforme scolaire courent après nous et agitent joyeusement la main “How are you? How are you? Bye Bye”.

La rencontre
Le village semble très pauvre. Les bicoques tiennent à peine debout. Dans le petit jardin, des chiots côtoient des châtons et des poussins. Notre hôte nous reçoit devant sa case : des murs défraichis et quelques tôles en guise de toit. Il nous invite à entrer : à l’intérieur, c’est très propre. Comble de l’étonnement : sa cuisine ressemble à une cuisine Ikéa, équipée d’appareils électro ménagers neufs : plaques électriques, micro-ondes, frigo américain, machine à laver… La femme branche une bouilloire et nous fait chauffer de l’eau pour nous préparer du thé Rooibos, aux couleurs de la terre rouge sud-africaine. Elle me le sert dans une tasse en porcelaine. Refuser de boire serait une offense et on me ressert 2 fois. A chaque gorgée, je me demande si mon estomac va tenir le coup : mais non seulement le thé est délicieux mais l’eau bouillie est sans danger. Nous passerons 3 heures à deviser paisiblement et lorsqu’on le quitte, notre hôte nous dit timidement “C’est bien d’être venu me voir. Je me sens heureux aujourd’hui”. Et moi donc !

village

Un village comme tant d'autres dans la banlieue de Pretoria

Juste de l’amour
A mon hôtel, ils sont tous pareils : un couple blanc qui tient dans ses bras un petit enfant noir. Durant mon séjour, j’ai dû voir 5 familles différentes. Le tableau est toujours le même : ils couvrent l’enfant de baisers, lui parlent avec douceur et rient de ses moindres gestes. Ils sont tellement dans leur bulle que lorsque je m’approche, ils ne s’aperçoivent pas de ma présence. Le personnel de l’hôtel m’explique que ce sont tous des couples venus d’Europe pour adopter un enfant du pays et ils doivent rester sur place 2 semaines et demie avant de pouvoir rentrer tous ensemble. C’est vraiment émouvant de voir ces familles démarrer leur nouvelle vie à 3, à jouer avec les fleurs du jardin, sous le soleil. C’est juste de l’amour.